Grève du 5 juin : préavis, manifestations et perturbations SNCF à prévoir
Grève massive jeudi 5 juin avec préavis SNCF et mobilisation CGT pour les retraites.
- Préavis conducteurs SNCF déposé pour les 4 et 5 juin.
- Revendication principale : revalorisation de la prime des conducteurs.
- Vote Assemblée nationale sur l’abrogation du départ à 64 ans.
- 70% de la population soutient cette abrogation selon les sondages.
- CGT exige retour à l’âge légal de départ à 62 ans.
- Table ronde mercredi avec la direction SNCF sur les négociations.
Appel à la grève : qui mobilise et pourquoi
Le mouvement social du jeudi 5 juin s’annonce particulièrement suivi, porté par un front syndical uni autour de revendications communes. Si la grève des conducteurs SNCF constitue le cœur visible du dispositif, la CGT élargit le spectre de la mobilisation à l’ensemble des secteurs publics et privés, sur fond de contestation de la réforme des retraites.
- Conducteurs SNCF : grève déclarée les 4 et 5 juin
- Syndicats CGT : retraites, salaires, emplois au menu
- Table ronde mercredi : négociation sur la prime des conducteurs
- Protection agents sécurité : reconnaissance du travail exigée
- Mobilisation précédente : pont du 8 mai, mouvement suivi
Les conducteurs de train ont déposé un préavis de grève couvrant les journées du 4 et 5 juin, avec un point d’orgue attendu le jeudi. La principale demande porte sur une revalorisation de la prime des conducteurs, sujet d’une table ronde prévue mercredi avec la direction. Les syndicats réclament également la reconnaissance du travail des agents de sécurité à bord des trains, un point resté en suspens lors des précédentes négociations.
La CGT amplifie le mouvement en y adossant des revendications plus larges : abrogation de la réforme des retraites, augmentation des salaires et maintien de l’abattement de 10% sur les retraites. Le syndicat exige un retour à l’âge légal de départ à 62 ans, puis à 60 ans à terme. Cette dynamique s’appuie sur la mobilisation réussie du pont du 8 mai, où la grève avait été particulièrement suivie par les cheminots, malgré un trafic finalement peu perturbé.
Au-delà de la SNCF, le 54e congrès de la CGT, qui se tient à Tours du 1er au 5 juin, servira de caisse de résonance nationale au mouvement. Les 300 plans de suppressions d’emplois actuellement en cours dans divers secteurs constituent un autre motif de colère, tout comme les dividendes records versés aux actionnaires en 2024. Le vote à l’Assemblée nationale sur l’abrogation du départ à 64 ans, programmé le 5 juin, cristallise les attentes : 70% de la population soutient cette abrogation, selon les derniers sondages.
Réforme des retraites : le contexte politique du mouvement

Le cœur politique de la mobilisation repose sur un vote décisif à l’Assemblée nationale : l’examen d’une proposition de loi visant à abroger le départ à la retraite à 64 ans le 5 juin. Ce scrutin représente un test majeur pour le gouvernement, alors que le texte original avait été imposé en 2023 via l’article 49-3 de la Constitution, sans vote des députés. Selon les enquêtes d’opinion, près de 70% de la population soutient aujourd’hui cette abrogation.
Face à cette dynamique, la CGT exige un retour de l’âge légal de départ à 62 ans, avant une perspective ultérieure à 60 ans. La confédération réclame également le maintien d’un abattement de 10% sur les retraites, un acquis qu’elle juge non négociable. Ce contexte rappelle les mobilisations massives de 2023, qui avaient rassemblé des millions de manifestants, et fait écho à la dynamique du 5 décembre dernier, lorsque l’action de la fonction publique avait infligé un recul au gouvernement en faisant supprimer les 3 jours de carence.
Manifestations : prévisions, chiffres et déroulé des rassemblements
La CGT appelle à une mobilisation nationale le 5 juin pour porter trois revendications majeures : l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et la défense de l’emploi. Alors que le vote à l’Assemblée nationale sur le retour de l’âge légal à 62 ans se tient le même jour, les syndicats espèrent une forte participation dans les rues.
Carte des manifestations : où se rassembler près de chez soi
- Carte interactive : disponible sur le site de la CGT pour localiser les rassemblements
- Grandes villes : cortèges prévus à Paris, Lyon, Marseille, Lille et Toulouse
- Préfectures : rassemblements devant les bâtiments administratifs en zone rurale
- Horaires de départ : départs des cortèges généralement fixés entre 10h et 14h selon les villes
Les organisations syndicales ont publié une liste détaillée des points de rendez-vous, avec pour chaque ville l’adresse exacte et l’heure de départ du défilé. Les manifestants sont invités à consulter les canaux officiels pour vérifier les éventuels changements de dernière minute.
Revendications économiques et sociales du mouvement
Au-delà des retraites, le mouvement met en avant des revendications salariales face à un contexte où les dividendes versés aux actionnaires ont battu des records. La CGT réclame une augmentation des salaires, financée par des cotisations sociales renforcées plutôt que par des coupes budgétaires.
Le volet social du mouvement s’articule autour de plusieurs exigences : le retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, puis à 60 ans à terme, et le maintien de l’abattement de 10% sur les pensions pour les retraités. L’emploi constitue également un axe central, avec 300 plans de suppressions de postes actuellement en cours dans divers secteurs.
Les syndicats soulignent que 70% de la population soutient l’abrogation de la réforme des retraites et espèrent transformer ce soutien en mobilisation massive dans les cortèges.
Perturbations SNCF : prévisions de trafic pour la grève des conducteurs
| Ligne concernée | Trafic prévu | Impact attendu |
|---|---|---|
| TGV Inoui | Quasi normal | Retards ponctuels possibles |
| Ouigo | Quasi normal | Aucune suppression majeure |
| TER | Léger impact | Quelques suppressions locales |
| Transiliens | Quasi normal | Légères perturbations matinales |
| Intercités | Trafic maintenu | Risque de retards isolés |
Contrairement au pont du 8 mai qui avait vu un mouvement très suivi, la grève des conducteurs des 4 et 5 juin devrait avoir un impact limité sur le trafic. Selon les déclarations du ministre des Transports, Philippe Tabarot, la qualité de service restera satisfaisante sur l’ensemble du réseau. Les voyageurs peuvent donc s’attendre à des conditions de circulation proches de la normale, avec seulement quelques perturbations localisées.
Du côté des négociations, une table ronde était prévue mercredi au sujet de la prime des conducteurs. Les syndicats, notamment la CGT, réclament une reconnaissance concrète du travail des agents de sécurité à bord des trains. Ce mouvement social s’inscrit dans un contexte plus large de revendications sur les salaires et les conditions de travail, alors que la direction de la SNCF doit se prononcer sur ces dossiers sensibles.
Pour les usagers, la situation reste néanmoins à surveiller. Même si la direction annonce un trafic quasi normal, il est conseillé de vérifier les horaires avant de vous déplacer, notamment pour les TER et certains Intercités. En cas de suppression de votre train, la SNCF s’engage à informer les voyageurs via son application mobile et ses panneaux d’affichage en gare.
La « semaine noire » annoncée par certains syndicats semble donc avoir une ampleur moindre qu’espérée. Le mouvement du 8 mai avait déjà montré une mobilisation importante, mais avec des perturbations limitées au final. Pour ce début de mois, la priorité reste pour les conducteurs de faire entendre leurs revendications tout en limitant l’impact pour les passagers.
Préavis de grève : contexte et documents officiels des syndicats
Dans le prolongement du mouvement social, un préavis de grève CGT Santé Action Sociale a été déposé pour la période du 6 au 12 juin. Ce préavis couvre les secteurs de la santé et de l’action sociale, anticipant des perturbations dans les hôpitaux et les structures d’aide.
Pour la SNCF, la déclaration individuelle des conducteurs s’est faite dans le respect du délai de préavis de 72 heures. Les discussions financières annuelles et les négociations salariales en cours ont alimenté le dépôt de ces préavis officiels. Les documents syndicaux sont consultables en ligne pour préciser les revendications locales et les modalités d’action.
