La Nuit des Rois à Angoulême : histoire, incendies et discothèques d’aujourd’hui
La Nuit des Rois, discothèque mythique d’Angoulême, a disparu après un incendie criminel.
- Incendie criminel dans les années 90.
- Jamais rouvert ses portes depuis.
- Série noire ayant frappé les boîtes de nuit locales.
- Assurances refusaient de couvrir les établissements.
- Passage par des intermédiaires londoniens obligatoire.
- Témoignages d’anciens habitués sur les réseaux de mémoire.
La Nuit des Rois : histoire d’une discothèque disparue
La Nuit des Rois fait partie de ces établissements mythiques d’Angoulême qui ont marqué les nuits de toute une génération. Cette discothèque, comme plusieurs de ses concurrentes, a connu une fin tragique : elle a été la proie des flammes dans les années 90, victime d’un incendie criminel.
Cet acte malveillant s’inscrit dans une série noire qui a frappé les boîtes de nuit angoumoisines. À la suite de ces incendies, les compagnies d’assurance refusaient désormais de couvrir les établissements de nuit locaux, les contraignant à passer par des intermédiaires londoniens pour s’assurer. La Nuit des Rois n’a jamais rouvert ses portes, laissant derrière elle des souvenirs précieux pour ceux qui l’ont fréquentée, comme en témoigne encore la présence d’anciens habitués sur les réseaux de mémoire collective.
Histoire des nuits angoumoisines : l’âge d’or des années 80-90

Dans les années 80 et 90, Angoulême comptait une dizaine de discothèques en activité simultanée. Une densité remarquable pour une ville de cette taille, qui faisait rayonner la cité bien au-delà de ses remparts. Les jeunes venaient de toute la région pour danser : de Puymoyen (4,62 km) à Chaniers (77,68 km), les voitures convergeaient chaque week-end vers les pistes de danse angoumoisines.
Cette effervescence s’explique par un emplacement géographique stratégique. Angoulême se situe à 32,4 km de Valence, à 45,78 km de Gensac-la-Pallue et à 53,38 km de Cognac. Les établissements attiraient aussi une clientèle venue de Jonzac (67,33 km), de Charroux (62,48 km) ou encore de Montpon-Ménestérol (69,87 km). Une véritable zone d’attraction régionale.
Les dix discothèques mythiques d’Angoulême
Parmi les établissements légendaires, le Riverside tenait le haut de l’affiche, secondé par le Cyclope, la Part des Anges et la Nuit des Rois. Des enseignes comme le P’tit Maxim’s et le Piano Rétro complétaient une offre très diversifiée. Chaque boîte avait sa spécialité : variété française, disco, rock ou ambiances plus intimistes.
Les souvenirs de cette époque restent vivaces. Les soirées d’alors s’organisaient autour de codes vestimentaires stricts et de rituels bien rodés : on réservait sa table pour les grandes occasions, on s’y rendait en groupe, souvent après un dîner tardif. La fréquentation atteignait son pic entre minuit et 3 heures du matin, quand les dancefloors affichaient complet.
La série noire des incendies criminels
Cette époque dorée a brutalement basculé avec une succession d’incendies criminels qui ont décimé le secteur. Le premier sinistre majeur frappe le Riverside le 20 février 1984, détruit par les flammes. Puis c’est au tour du Cyclope d’être brûlé criminellement, suivi de la Part des Anges détruite dans des circonstances similaires.
- Riverside incendié en 1984 : premier d’une longue série, il sera détruit une deuxième fois en 1991 lors de la fête de la musique.
- Cyclope brûlé criminellement : le feu ravage l’établissement, aucun suspect n’est identifié.
- La Part des Anges détruite : le sinistre est classé criminel, sans résolution.
- P’tit Maxim’s fermé définitivement : le gérant jette l’éponge après les menaces.
- Piano Rétro cessation d’activité : l’établissement ne rouvrira jamais ses portes.
- Nuit des Rois incendiée années 90 : le symbole angoumoisin disparaît à son tour.
À découvrir aussi
Après la disparition de ces salles, la vie nocturne angoumoisine s’est réinventée ailleurs. Le Bêta, lieu associatif menacé de fermeture administrative, mobilise aujourd’hui tout le milieu culturel local. Autre rendez-vous qui rythme la ville, les fêtes foraines d’Angoulême reviennent chaque saison avec leurs horaires et leurs annulations. Et pour comprendre ce qui a nourri l’imaginaire musical de toute une région, on peut se tourner vers Gabriel Fauré, figure discrète au destin pourtant immense.
Si la vie nocturne d’Angoulême vous intéresse, sachez qu’en journée la ville se découvre autrement : l’accrobranche près d’Angoulême propose des parcours pour toute la famille, avec une ouverture saisonnière d’avril à novembre.
Les autorités n’ont jamais élucidé ces actes. Aucune assurance ne voulait plus couvrir les boîtes de nuit locales après cette spirale destructrice, forçant certains exploitants à se réassurer à Londres, notamment par l’intermédiaire de Jean-Paul Decroix. Les pressions du milieu varois ont été évoquées sans qu’aucune charge ne soit jamais retenue. Le Riverside, détruit à deux reprises (1984 puis 1991), incarne à lui seul ce cauchemar répétitif qui a fini par avoir raison d’une génération entière d’établissements.
Liste des discothèques actuelles à Angoulême
Malgré la disparition des grandes enseignes des années 80-90, Angoulême propose encore une offre nocturne variée. Six établissements accueillent aujourd’hui les fêtards, chacun avec son ambiance propre. Voici où sortir en ce moment dans la cité des Francs-Tireurs.
- Le Select 101 Bd Besson Bey, ambiance super
- Tropic Club 1 Rue de la Madeleine, établissement petit
- Le Marysa 33 impasse Félix Nadar, dancing convivial
- Le Duplex 71 Bd Besson Bey, soirées récentes
- Hello 68 Av. Gambetta, sans téléphone
- Le Club 80 Rue Saint-Roch 210, classé restaurant
Les deux mastodontes restants se situent sur le boulevard Besson Bey, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Le Select y cultive une réputation solide, tandis que le Duplex mise sur des nocturnes plus récentes. Les amateurs de cadre plus intimiste se tourneront vers le Tropic Club, rue de la Madeleine, ou le Marysa, qui joue la carte du dancing chaleureux pour un public fidèle.
Côté accès, les établissements du centre-ville de Charente sont facilement joignables pour toute la région. Il faut compter 34,55 kms depuis Jarnac, 45,78 kms depuis Gensac-la-Pallue et 53,38 kms depuis Cognac. Les plus éloignés arrivent de Champagnac (62,68 kms) ou de Chaniers (77,68 kms) pour une nuit angoumoisine. À noter que la sortie de Puymoyen ne se trouve qu’à 4,62 kms, un avantage certain pour les habitants de la banlieue sud.
Le Club 80, classé restaurant, et le Hello complètent ce paysage nocturne. Le premier offre une alternative hybride entre repas et piste de danse ; le second reste une adresse discrète sur l’avenue Gambetta, sans numéro de téléphone public, ce qui lui confère un statut confidentiel. Avant de vous déplacer depuis Valence (32,4 kms), Jonzac (67,33 kms) ou Montpon-Ménestérol (69,87 kms), vérifiez les horaires d’ouverture sur les réseaux sociaux : les établissements communiquent désormais presque exclusivement par ce biais.
Si ces six adresses constituent l’essentiel de l’offre légale, il est frappant de constater que Charroux (62,48 kms) et les autres communes limitrophes doivent parcourir ces distances pour trouver une discothèque digne de ce nom. L’ère des dix boîtes simultanées est révolue depuis longtemps.
Incendies et sécurité : le cauchemar des discothèques angoumoisines
Entre le début des années 80 et le milieu des années 90, les discothèques d’Angoulême ont vécu au rythme des flammes. Les autorités ont qualifié tous ces incendies de criminels, mais aucune enquête n’a jamais abouti à une condamnation. Cette série noire débute le 20 février 1984 avec l’incendie du Riverside, puis s’étend au Cyclope, à La Part des Anges et à la Nuit des Rois dans les années 90.
| Établissement | Année incendie | Issue finale |
|---|---|---|
| Riverside | 1984 | Reconstruit, puis détruit de nouveau |
| Riverside | 1991 | Fermeture définitive |
| Cyclope | Années 90 | Fermeture définitive |
| La Part des Anges | Années 90 | Fermeture définitive |
| Nuit des Rois | Années 90 | Fermeture définitive |
| P’tit Maxim’s | Années 80 | Fermeture définitive |
| Piano Rétro | Années 80 | Fermeture définitive |
Des pressions jamais élucidées
Cette vague d’incendies a rapidement fait peser de lourds soupçons sur des pressions du milieu varois. Jean-Paul Decroix, figure des nuits angoumoisines, a raconté avoir dû passer par une boîte de Londres pour obtenir une assurance, tant les assureurs français refusaient de couvrir les établissements de nuit après cette série noire. Personne n’est jamais allé en justice pour ces faits.
Un héritage dans la région
Aujourd’hui, les fêtards doivent parcourir les distances qui séparent Angoulême des communes voisines pour trouver des établissements encore ouverts : 4,62 km jusqu’à Puymoyen, 53,38 km jusqu’à Cognac, 62,48 km jusqu’à Charroux, 62,68 km jusqu’à Champagnac ou 67,33 km jusqu’à Jonzac. Ces trajets rappellent que la ville centre ne compte plus aucune grande discothèque, les incendies criminels ayant eu raison d’une époque entière. Pour les nostalgiques des années 80, la mémoire de la Nuit des Rois et de ses rivales reste intacte. Un dernier témoignage subsiste sur Copains d’avant, avec un unique inscrit mentionnant l’établissement en 1986. Cette époque révolue marque encore les esprits de ceux qui ont connu l’âge d’or des nuits angoumoisines.
